Wolf's Rain,forum RPG. Suivez la trace de Kiba, Toboe, Hige et Tsume afin d'échapper aux guerres, de survivre et peut être même retrouver ... Le Rakuen.
 
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 Un passé lourd, très lourd à supporter...

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Eloïse Harrison
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MessageSujet: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Sam 22 Mar - 22:48

"Je pense qu'on va se séparer, je pense qu'on va se séparer... "

La voix synthétique de Whiplash ne cessait de répéter ces quelques mots dans l'esprit d’Éloïse tel un enregistrement mal réglé. Lorsqu'elle en eut assez d'entendre ces mots, elle hurla "Arrête!!". Elle émergea de sa torpeur immédiatement. Les premières sensations qui lui revinrent furent la douleur. La jeune louve gémit en tâtonnant sa tête qui portait encore la blessure que les humains lui avaient faite. Ignorant du mieux qu'elle put l'atroce souffrance à l'arrière de son crâne et observa autour d'elle et plusieurs constatations lui vinrent à l'esprit quasi immédiatement:
Primo, elle était dans et cachots et attachée avec des chaînes à un mur au passage, Secundo, elle était seule et Tertio, elle ne savait pas ou elle pouvait se trouver.
" Calme toi ma vieille, souviens-toi de ce qui c'est passé..." pensa-t-elle pour se rassurer. elle était dans le Grand Désert, elle avait rencontré Whiplash, le loup métallique...  En pensant à Whiplash, une vague de tristesse mêlée à de la colère monta en elle. Pourquoi avait-il voulu la laisser seule? Après tout ce qu'ils avaient traversés? Certes elle ne le connaissait pas depuis longtemps mais ils s'étaient confiés, ils s'étaient même sauvés mutuellement... Elle avait enfin crue trouver un compagnon de voyage, peut être même un ami? "Mais c'est fini, il veut partir sauver son humaine" pensa-t-elle, mais elle secoua vite la tête. était-elle jalouse? Non, elle n'aimait pas Whiplash, c'était juste qu'elle s'était reconnue un peu en lui, elle s'identifiait à ce loup étrange. Et la louve savait que c'était réciproque. Alors pourquoi avait-il voulut la laisser seule?
Mais des bruits de pas se firent entendre bientôt et Éloïse identifia les visiteurs comme étant des humains. Elle rebaissa la tête, ferma les yeux et feint l'inconscience. Les humains ne tardèrent pas. à l'odeur, Éloïse en identifia trois. Elle entendit la porte de sa cellule s'ouvrir et deux humains s'approchèrent d'elle. Elle sentit la nervosité des deux hommes qui parlaient d'elle, ils étaient jeunes, cela s'entendait. En tendant légèrement l'oreille, elle put saisir leur conversation.

- Tu penses vraiment que c'est une louve? On dirait une fille tout ce qui a de plus normal. disait l'un. Cet humain avait un léger accent étranger et une voix assez aiguë pour un homme.

- C'est un leurre, te laisse pas avoir par leurs ruses. Tu la vois comme une humaine à l'instant, et avec une silhouette vraiment canon je peux l'avouer, mais tu baisse ta garde une seconde et pouf, c'est un énorme carnassier qui te saute dessus et te tranche la gorge d'un coup de crocs, dit l'autre.

"C'est effectivement ce que je faire"se dit Éloïse en se disant qu'elle commencerai par cette énergumène qui osait l'insulter.

- Je pense que, vu ce qu'on lui a fait subir, c'est normal qu'elle nous en veuille, je réagirais certainement ainsi si j'étais à sa place..., intervint le premier.

" Bon, celui là, je l'épargne" relativisa la louve.

Le troisième, d'une voix visiblement agacée, cria.

- Allez, grouillez-vous de retirer ses chaîne tant qu'elle est inconsciente! N'oubliez pas qu'on est en mission pour le seigneur Deros. Il veut savoir si cet animal est l'héritage des Sofferenza. Dépêchez-vous!

Le corps d’Éloïse se raidit instantanément quand elle entendit le nom du clan qui avait constitué sa maison ( et sa prison) durant les premiers mois de son existence.
Malheureusement, un des humains s'en rendit compte.

- Hé! La fille a bougé. on fait quoi?

- Tu l'assommes et c'est tout. Allez, elle risque de se battre.

- Très bien...

Apparemment, ce fut le jeune et "gentil humain qui allait la battre. Elle ouvrit ses yeux turquoises qui évoquaient un ciel clair d'été et les posa sur l'humain qui avait prit sa défense, enfin elle croyait. Il était effectivement jeune, 17 ou 18 ans, pas plus. Il était mince mais de taille moyenne, un petit visage ovale, des yeux noisette et des cheveux noirs aussi impénétrables qu'un puits sans fond qu'il portait en queue de cheval. Il tenait une barre dans ses mains. La louve regarda l'humain dans les yeux avec un air de défi. Mais ce qu'il fit la déconcerta au plus haut point. Il se colla à elle et mit sa bouche près d'une de ses oreilles et lui murmura le plus bas possible:

- Laisse toi faire s'il te plait.

Sur le coup, Éloïse ne réagit pas. Le garçon donna un coup avec sa barre mais elle ne rata la louve que de quelques millimètres. Ayant comprit ou il voulait en venir, la jeune louve refit semblant d'être inconsciente. Elle continua quand même à écouter ce que ses geôliers disaient.

- Wooh, comment tu l'as défoncée. Eh, t'as vu le regard qu'elle t'a lancée avant que tu la frappes? Vraiment flippant.

- Et tu vas parler encore longtemps ou tu vas m'aider à la décrocher?, lança le garçon aux yeux noisettes.
Elle sentit ses chaînes se détacher de sa peau mais, suivant les conseils de l'humain, elle ne réagit pas. Elle fut déposée sur le sol et les humains la laissèrent là ou elle était.

- On l'amène au seigneur Deros dans 2 jours, le temps que ses blessures soient moins moches.

- On ne pourrait pas la rendre présentable pour le seigneur Deros? Elle est couverte de crasse et de sang séché...

- Si tu as un problème de ce côté là, vois avec le seigneur Deros.

Bientôt, ils furent hors d'atteinte. Éloïse se redressa immédiatement. Pour commencer, elle tâta avec précaution la blessure sur sa tête. ce fut douloureux, mais ça se remettait. Puis elle se coucha dans un coin et réfléchit à ce qu'il venait de se passer.
Qui était le seigneur Deros? Que lui voulait-il? Quel était son lien avec les Sofferenza? L’héritage des Sofferenza, qu'est-ce que c'était? Quel était le lien avec elle? et surtout, pourquoi ce jeune humain avait-il agi ainsi? Qu'allait-il lui arriver? épuisée par toutes ces questions sans réponses, Éloïse, la dernière survivante des Harrison, s'abandonna au sommeil.


Dernière édition par Eloïse Harrison le Ven 28 Mar - 8:21, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Dim 23 Mar - 12:33

-Hé, réveilles toi.

Éloïse ouvrit timidement les yeux et regarda le visage fin de l'humain aux yeux noisette d'un air ensommeillé. Quand le garçon se mit à sourire, la jeune louve s'éveilla complètement. Elle s'écarta vivement du garçon et alla se réfugier dans le fond de sa cellule. Elle fit face à lui et leva les poings, prête à se battre. Mais l'humain continua de la regarder en souriant doucement. Il se releva lentement et tendit sa main vers la jeune femme.

- Viens, je ne vais pas te manger. On m'a ordonné de prendre soin de toi jusqu'à la convocation du seigneur Deros. Alors j'ai pensé que tu aimerais manger un peu et prendre un bain.

Éloïse le fixa avec des yeux écarquillés par la surprise et l'incompréhension. Mais elle finit par prendre la main que le garçon lui tendait et ils quittèrent les cachots ou elle reposait. Elle se trouvait dans un palais très décoré, mais dans style un à la fois raffiné et guerrier. Des épées fines et des blasons délicats ornaient tous les couloirs du palais et un mobilier chic, mais sobre, finissait de donner à cette demeure un sentiment de chaleur et calme.
Le soldat conduisit la louve dans une chambre modeste mais bien plus accueillante que le cachot nauséabond ou elle avait croupie jusqu'à présent. Elle S'assit avec précaution sur le lit et soupira en sentant le moelleux du matelas. Le garçon la regarda un moment avant de s'exclamer:

- Oh, tu est salement amochée sur la tête. Je t'aurais donc touché et blessée? Attends, je vais panser ça.

Il s'approcha de la louve avec des bandages et du désinfectant. Il s'assit à côté d'elle et commença à observer sa blessure à la tête.

- Bon, ce n'est pas très grave mais il vaut mieux te faire un bandage pour éviter que ça s'infecte et la première chose à faire, c'est te laver la tête. Viens, termina-t-il en tendant à nouveau sa main.

Désormais un peu en confiance, elle suivit le garçon jusqu'à une énorme baignoire pour plusieurs personnes, elle en était sûre. Elle vit l'humain remplir la baignoire d'eau chaude,  prendre des savons en tout genre et commencer à se déshabiller. Aussitôt, le regard de la louve se durcit. Le garçon le vit et eut un sourire penaud.

- Tu as vu la baignoire. Je ne peux pas te nettoyer si je ne suis pas dans l'eau avec toi.

Et il continua à se déshabiller. Une fois nu, il entra dans l'eau chaude. Il se tourna vers la jeune fille qui n'avait toujours pas bougé. Il compris son hésitation et tenta de la rassurer.

- Je ne suis pas un pervers, ni un violeur, je te le promet. Si je fais une chose qui te déplaît ou qui te gène, écarte
toi ou gifle moi, d'accord?

Toujours avec une petite pointe d'hésitation et de méfiance, Éloïse pénétra dans la baignoire pleine d'eau. Aussitôt, elle se détendit et ferma les yeux. Le garçon s'approcha d'elle, un shampoing à la main.

- Je vais juste te laver les cheveux, d'accord?

La louve le regarda un moment, puis se tourna pour que le garçon puisse s'occuper de sa chevelure qui, avec la saleté et le sang, n'était plus argenté du tout. On n'arrivait plus à deviner leur couleur d'origine tellement ses cheveux étaient sales. Elle regarda dans l'eau ses cheveux reprendre leur teinte argent grâce aux gestes experts du garçon. Il arrivait à les laver sans lui provoquer la moindre douleur. Il procédait avec une grande délicatesse pour un homme. Sans savoir en quoi, ce garçon lui rappelait Harry, son frère mort. Une fois ses cheveux propres, le garçon essuya la crasse présente sur le visage de la jeune femme. Elle se laissa faire. Ce garçon avait réussit à vaincre sa méfiance. Elle remarqua qu'il avait un peu de boue sur le visage. Éloïse l'enleva doucement et s'éloigna un peu. Le garçon la regardait avec un regard neuf.

- C'est vrai que tu es jolie. Je m'appelle Lorenzo, je viens d'Italie.

Voilà d'ou venait son accent. Son compliment fit rougir la louve. Elle regarda Lorenzo un moment, puis sortit de l'eau. Celui-ci l'imita et entreprit de panser la blessure qu'elle avait à la tête.

- Voilà, tu devrais te reposer. Je t'amènerais de quoi manger dans quelques heures. à tout à l'heure.

- Je m'appelle Éloïse.

Elle avait dit cette phrase d'une traite. Elle attendit sa réaction. Lorenzo sourit.

- Enchanté de te connaitre Éloïse.

Et il sortit, la laissant seule mais elle se sentait bien, ce qui était un changement. Elle décida à attendre le retour de l'humain. Peut être qu'il pourrait lui expliquer ce qui se passait et ce qu'on attendait d'elle...


Dernière édition par Eloïse Harrison le Lun 24 Mar - 20:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Dim 23 Mar - 20:24

Lorenzo revint deux heures plus tard avec un plateau repas. La jeune louve cacha son soulagement et sa faim de son mieux mais quand il posa le plateau à côté d'elle, elle ne put résister et se jeta sur la nourriture. C'était délicieux, elle ne se souvenait plus de l'époque ou elle avait mangé un aussi bon repas. Une fois le plateau vide, Éloïse soupira et s'écroula sur le lit moelleux. L'humain continuait à la fixer. Pendant qu'elle mangeait, la louve avait vu de l'amusement dans son regard. à présent, elle n'arrivait pas à cerner les émotions de son regard.

- Dis Éloïse, c'est vrai ce que mes collègues m'ont dit dans les cachots? Tu es une louve?

La jeune femme le regarda un moment avec hésitation, puis acquiesça.

- As-tu peur de moi? Demanda-t-elle.

- Non, pas vraiment, répondit le jeune homme. à vrai dire, ça ne change pas grand chose pour moi. des questions peut-être...

- Sur quoi?

- Bin, comment tu te transforme, comment tu vis, ton but, ce que tu aimes, enfin, des trucs bêtes quoi.

Éloïse rit doucement. Décidément, ce Lorenzo ressemblais de plus en plus à son frère Harry. Pas de répulsion, juste une curiosité innocente.

- Avant, je vivais avec des humains, comme l'une des leurs. J'aimais beaucoup cette famille, à la fois généreuse et juste. Ils m'ont appris à vivre comme l'un des leurs, ils m'ont enseigné tout ce qu'ils savaient.

- Pourquoi tu les as quitté si tu les aimais tant?

- Ils sont morts, dans un incendie. Je n'ai pu sauver personne. J'ai été tellement inutile. Ils m'avaient tant offerts et j'ai été incapable de les aider.

Elle éclata en sanglots. Elle s'en voulait d'être aussi faible. Deux bras l’enserrèrent dans une étreinte chaleureuse.

- Je suis désolé, dit Lorenzo d'une voix sincère.

- Merci. Maintenant, mon but, c'est de trouver le Rakuen.

- Le paradis des loups.

La louve acquiesça.

- Oui, mon instinct me dit que, si je le trouve, je pourrais revoir ma famille.

- Tu le crois vraiment?

- oui. Si je n'y crois pas, qu'est-ce qui me permet de vouloir vivre sinon?

- J'aimerais pouvoir y aller, déclara le garçon pensif.

- Pourquoi ça?

- Bin, parce que tu y seras.

Les joues d’Éloïse devinrent instantanément écarlates. Elle détourna le regard.

- Oh, excuse moi, c'est sortit tout seul.

- ça va. Laisse moi juste réfléchir un peu.

- Euh, d'accord, je vais dans la salle de bain. Appelle moi si tu as besoin de quelque chose.

La louve hocha la tête distraitement et ne se détendit que lorsque la porte de la salle de bain ne claqua. Alors elle s'autorisa à réfléchir. Lorenzo était gentil, assez mignon, plutôt compréhensif mais c'était un humain et elle était une louve. Ils ne pouvaient pas s'entendre. Mais alors, pourquoi elle s'était entendue avec sa famille, avec son frère? Et Whiplash, il avait dit que son amie prisonnière était également une humaine. Pourquoi ne pouvaient-ils pas être amis, Lorenzo et elle? Qu'est qui l'en empêchait? La peur. Elle avait peur. Peur que toute cette histoire ne soit qu'une chimère, qu'il ne se moque d'elle ou qu'il ne la trahisse. Elle avait peur de s'engager, d'accepter des sentiments qu'elle ne comprenait pas et de partir dans un monde inconnu et surtout, il y avait Harry. Si elle arrivait à atteindre le Rakuen et qu'elle retrouvait son frère, que penserait-il de cette histoire? Elle connaissait la réponse: Harry lui aurait dit de foncer si Lorenzo était sincère envers elle et d'être heureuse. Elle sourit en repensant aux conseils qu'il lui donnait, à sa façon de sourire en coin, ses yeux noisettes pétiller de malice pendant qu'elle le regardait sans comprendre ce qu'il disait.
Au fond d'elle, elle sentait qu'elle pouvait faire confiance à Lorenzo. ALors seulement elle prit sa décision. Elle appela le garçon qui ouvrit la porte timidement. Il semblait sur le point de s'expliquer quand il vit sur le lit, non pas une jeune femme de 19 ans mince et élancée aux cheveux argentés et aux yeux turquoise mais une grande louve mince de pelage gris et aux yeux comme un ciel d'orage qui le  regardait intensément. Lorenzo fut pendant un instant bouche bée, puis murmura:

- C'est toi?

La louve hocha la tête.

- Tu... Tu es... magnifique, hoqueta le garçon en admirant la brillance du pelage de la louve.
Il approcha sa main de la tête de l'animal et la caressa. La louve ferma les yeux de plaisir et lécha la joue du garçon. Ils restèrent des heures sans bouger, sans se quitter du regard, jusqu’à ce que le sommeil ne les gagne. Ils se couchèrent tous les deux sur le lit et s'endormirent l'un contre l'autre.
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Lun 24 Mar - 15:11

Lorsque la louve émergea, Lorenzo était parti. Elle étira son corps en baillant avant de remarquer le plateau contenant son petit déjeuner, un gros sac était posé sur le sol et un morceau de papier était posé dessus. Éloïse prit le papier et lut son contenu avec curiosité.
Éloïse,
comme je sais que tu dormira un moment, je me suis pris la liberté de récupérer tes affaires et de t'amener ton petit-déjeuner. Je passerais cet après midi pour voir comment tu vas. à tout à l'heure ma louve
Lorenzo

Son cœur battant comme un tambour, la louve ouvrit le sac et redécouvrit son contenu avec soulagement. Le sac contenait sa guitare, son couteau et son pendentif. Elle remit ce dernier aussitôt autour de son cou et le serra contre son cœur. Elle était de nouveau entière. Éloïse posa ses affaires sur le lit et avala son repas de manière distraite. Lorenzo avait récupéré ce qui lui appartenait, il l'avait soigné, il avait prit soin d'elle. "C'est peut être ce que l'on appelle un âme sœur..." pensa la jeune louve. Elle se rappelait ce que Harry lui avait apprit sur cette légende.

-----------------------------------------------

Elle se trouvait dans son jardin, sous sa forme de louve, en train de humer le doux parfum des fleurs du jardin des Harrison, crée par George, le premier grand artiste de la famille. George le paysagiste qu'on l'appelait. Harry se dirigea vers elle, le sourire aux lèvres et lui sauta au cou.

- Alors ma sœur, on admire les fleurs?

- Tu parles encore en rime, Harry, dit-elle en riant et en reprenant forme humaine.

- Que veux-tu Éloïse, tu es la plus belle muse que j'ai eu. Tu es une douce brise sur la loque que je fus.

- Arrête, s'il te plait, tu sais que ça me gêne.

- D'accord ma sœur.

Il restèrent un moment sans rien dire, puis elle reprit la parole.

- Sinon, tu voulais me parler?

- Oui, j'avais une histoire à te raconter.

- Vraiment?

- Ai-je l'habitude de te mentir?

La louve ne répondit pas. Elle sauta au cou de son frère humain, s'assit sur l'herbe verte et attendit qu'il commence son histoire. Harry sourit et ses yeux pétillèrent.

- Tu sais, il y a une légende qui raconte que, pour toute âme qui vient au monde sur cette terre, une autre qui lui correspond parfaitement naît également. Et lorsque ces deux personnes se rencontrent, c'est le coup de foudre immédiat. Et peu importe ce qui arrive, les deux personnes ne cesseront jamais de s'aimer et aucune autre personne ne peut remplacer la personne dans leur cœur. C'est à la fois une grande force mais aussi une grande faiblesse.

- Moi je connais mon âme sœur! s'exclama la jeune fille excitée. C'est toi Harry!

Le garçon éclata de rire.

- Non, Éloïse, tu es ma sœur, ce n'est pas la même chose. Mais quand tu auras trouvé ton âme sœur,
tu va me la présenter je te le garantis.

- Sinon quoi?

- Sinon je te mangerai. Raaaaoooor!

- Attrape moi d'abord grand frère, cria la louve en hurlant de rire.

------------------------------------------

La porte de la chambre claqua doucement. Éloïse se redressa et regarda attentivement Lorenzo. Il était très beau et une douceur infinie émanait de lui. Le garçon sourit et s'assit à côté d'elle. Il remit une mèche de cheveux autour de l'oreille de la jeune femme et l'embrassa timidement sur la bouche. La louve sourit et l'embrassa à nouveau. Puis, elle demanda:

- Que vont-ils me faire? Que va-t-il m'arriver?

- Eh bien, à mon avis, ils vont t'examiner un petit moment et quand ils s'apercevront que tu n'es pas l'héritage des Sofferenza, ils te relâcheront et je t'accompagnerais dans ton voyage.

- Mais, l'héritage des Sofferenza, qu'est-ce que c'est, au juste?

- Ce serait un loup modifié génétiquement par Athros pour qu'il puisse conquérir les autres clans de nobles. Ce loup serait un monstre, incapable de raisonner pas lui-même, un robot à l'apparence loup vivant.

La jeune louve frissonna à ces mots.

- Mais Athros Sofferenza est mort. Son palais à brûlé...

- Par l'attaque du seigneur Deros. Mais cette ordure aurait survécut, avec l'une de ses créations diabolique. En fait, on doit trouver l'héritage, le capturer pour s'en servir comme appât, tuer Athros et le loup, privé des ordres de son maître, devrait mourir avec lui...

- Mais si ce loup avait un esprit, comme n'importe qui, peut être qu'avec la mort de ce noble, il redeviendrait normal.

- Si c'est vrai, on le relâchera et il pourra faire ce qu'il veut de sa vie. Tu sembles préoccupée, ça va?

- Non, c'est juste que... On parle d'un de mes semblables alors...

- Je comprends. Lord Deros à prévu la convocation pour demain matin. Tu seras bientôt libre, conclut
Lorenzo avec un sourire.

"Ou au contraire, je serais bientôt morte" pensa Éloïse en se forçant à sourire. L'héritage des Soffrerenza... C'est vrai, le clan disparut l'avait "élevé" pendant les quelques mois qui ont suivi sa naissance mais en aucun cas elle avait été sous le contrôle d'Athros, au contraire, elle était la seule à lui avoir tenu tête. "C'est certainement un autre se persuada la jeune louve en embrassant encore Lorenzo sur la bouche et en s'endormant sur son torse en toute confiance.
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Mar 25 Mar - 15:58

Le lendemain matin, Éloïse se réveilla à nouveau seule dans son lit. "J'espère qu'il ne va pas faire ça tout le temps" pensa-t-elle avec une moue grognonne. Mais elle prit un excellent petit-déjeuner et attendit le retour de son humain. Si elle se souvenait bien, c'était aujourd'hui que le noble répondant au nom de Deros allait la convoquer. Sans qu'elle sache comment ni pourquoi, ce nom lui sembla familier. Intérieurement, la jeune louve était inquiète. Elle savait qu'elle ne pouvait pas être l'héritage des Sofferenza, ou plutôt, elle espérait ne pas l'être, de tout son cœur. L'idée de devenir un instrument entre les mains de ce psychopathe l'emplissait d'horreur. Mais, si elle n'allait pas voir ce noble, elle ne pourrait jamais continuer sa quête, jamais elle ne pourrait atteindre le Rakuen et jamais elle ne pourrait retrouver sa famille.
Pour résumer, elle était à la fois impatiente et terrorisée par la perspective de cette rencontre. Mais surtout, c'était au sujet de Lorenzo qu'elle s'inquiétait. "Si je suis cet héritage, Lorenzo continuera-t-il à m'aimer? Ou me tuera-t-il, le cœur rempli de peur et de haine?" La jeune louve eut soudain très froid. Elle croisa ses bras sur sa poitrine et se recroquevilla sur elle-même. Elle avait besoin de son humain, de ses bras chauds, musclés et tendres. Elle avait besoin de son sourire, de ses yeux noisettes brillant de gentillesse, de ses cheveux noirs doux comme son pelage quand elle était sous sa forme lupine.
Mais elle n'eut pas à attendre longtemps, car elle entendit la porte claquer et Lorenzo s'écrier:

- Éloïse, tout va bien? Qu'est-ce que tu as?

La jeune femme caressa les cheveux noirs comme les plumes d'un corbeau en souriant.

- J'avais besoin de toi, murmura-t-elle. Je veux aller au Rakuen avec toi, mon Renzo.

Lorenzo prit un air surprit mais quelques secondes plus tard, son visage laissa apparaître un sourire radieux. Il embrassa la louve, qui se colla à lui. Quelques minutes plus tard, il fallut bien qu'ils se séparent.

- La convocation, dit Lorenzo. C'est pour ça que je suis venu. Allez viens.

Le garçon tendit sa main et Éloïse la prit sans se méfier. Il la conduisit à travers différents couloirs tous plus chics les uns que les autres et ils finirent par arriver devant une porte immense gardée par deux gardes armés jusqu'au dents et au regard dur. Éloïse, hésitant entre son envie de se jeter sur ces gardes et de se sauver en courant, se  cacha derrière Lorenzo. Le garçon sourit doucement et dit à l'un des gardes:

- Nous avons été convoqués par le seigneur Deros.

Le garde à qui le garçon aux yeux noisettes avait parlé acquiesça et rentra dans la salle pour demander confirmation.
Éloïse se détendit un peu mais une présence répugnante s'incrusta dans le hall et la louve se mit à trembler. Lorenzo s'en aperçut.

- Hé, ça va? Tu n'es pas malade? S'il te plait rassure moi.

- Tout va bien, Renzo, c'est juste de la nervosité, dit-elle en essayant de sourire mais elle ne put faire qu'une grimace.

La jeune femme tourna la tête et vit un homme masqué et qui portait une cape, si bien qu'elle fut incapable de l'identifier. Mais une répugnance si intense et familière émanaient de lui et d'instinct, Éloïse sut que cet homme n'était ni un allié, ni un chasseur. Il était pire que ça.
Mais à cet instant, la porte se rouvrit et le garde sortit. Il hocha la tête. Aussitôt, Lorenzo et Éloïse entrèrent dans la salle et firent face au seigneur Deros qui, selon le résultat des examens qu'on lui ferait passer, la relâcherait ou la tuerait...


Dernière édition par Eloïse Harrison le Ven 28 Mar - 8:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Jeu 27 Mar - 21:23

Éloïse avait eu une expérience plutôt mauvaise avec les nobles. Aussi, elle avait imaginé le seigneur Deros sur le modèle d'Athros Sofferenza, un jeune homme aussi séduisant que cruel. Mais elle le noble qu'elle aperçut ne ressemblait en rien à ce qu'elle avait imaginé. Le seigneur Deros était un homme d'une cinquantaine d'années aux cheveux argentés et aux yeux noirs. Son visage aurait été d'une beauté sans âge si il n'avait pas eu l'air aussi abattu.  Le chagrin qu'on lisait dans ses yeux lui faisait prendre des rides qu'il n'aurait jamais du avoir. Il était grand et mince et il portait une tenue bon marché mais neuve et impeccable. En le voyant, la jeune louve eut l'impression de se regarder en garçon avec des années de plus. Elle ressentait pour ce noble une certaine sympathie... peut être de la culpabilité mais elle ignorait pourquoi elle ressentait cela.
Lorenzo s'inclina devant le vieil homme.

- Seigneur Deros. Je vous présente Éloïse, une louve accusée d'être l’héritage des Sofferenza.

Le lord Deros tourna la tête vers la louve et sentit ses yeux noirs la transpercer de part en part mais il n'y avait aucune méchanceté, juste une lassitude profonde.

- Lorenzo, penses-tu que cette louve soit coupable? dit le noble d'une voix fatigué mais puissante.

- Non mon seigneur, je n'y crois pas une seule seconde. Et j'aimerais vous demander une faveur mon seigneur.

- Qui est? Demanda Deros qui, pour un court instant, eut l'air amusé.

- Lorsqu'Eloïse sera innocentée et relâchée, je voudrais partir avec elle... Et devenir un loup.

La quinzaine de gardes qui occupait la salle eut des cris surpris. Ils ne s'attendaient pas à ce qu'il dise ça. Et Éloïse d'ailleurs. Elle fixa son humain avec des yeux ronds, et lorsqu'elle comprit ou il voulait en venir, ce que cela signifiait, elle secoua la tête, un sourire aux lèvres et les larmes aux yeux. Le seigneur Deros, lui, demeura impassible.

- Es-tu sûr de ta demande? Et pourquoi penses-tu que je sois capable, ou que je t'accorderais cette faveur?

- Parce que depuis la mort de Silverna, vous me considérez comme votre fils.

"silverna... Ou est-ce que j'ai pu entendre ce nom?"
Éloïse réfléchissait tellement qu'elle avait l'impression que sa tête allait exploser.
Deros sourit.

- Bonne réponse Lorenzo. Je t'accorderais cette faveur mais si et seulement si elle est innocente.

Lorenzo hocha la tête et croisa le regard de la louve et eut un sourire encourageant. Éloïse hocha la tête et s'inclina à son tour  devant le noble.

- Je vous salue; lord Deros, seigneur d'Arcadia.

- Je suis enchanté de te connaître, louve Éloïse. Pour prouver que tu n'es pas notre ennemi mortel, nous allons devoir procéder à un examen. Me permettras-tu de te toucher?

- Vous n'êtes pas Athros. J'accepte de subir votre examen avec joie car l'idée d'être un monstre me terrifie et me révulse.

- Très bien. Alors transforme toi je t'en prie.

La jeune fille acquiesça et se transforma devant l'assemblée qui poussa de petits cris de surprise. Elle put entendre certains des murmures qui jasaient et ils n'étaient pas très encourageants.

- Alors c'est ça un loup?

- Lorenzo veut devenir un de ces trucs?

- Il est complètement malade.

- C'est pas naturel ça, c'est un monstre.

Malgré tout, la louve demeura droite et fière. Quand le seigneur Deros s'approcha d'elle et commença à tâter son corps, elle se laissa faire. Le vieux noble tâta chaque membre de son corps et plus l'examen avançait, plus la louve se sentait rassurée. Elle n'était ce monstre, cet instrument de mort... Mais quand le noble arriva à sa patte avant gauche et commença à toucher ses coussinets, son comportement changea mais de manière si subtile qu'elle eut du mal à le voir. Mais apparemment, elle ne fut pas la seule à le remarquer.

- Seigneur Deros, que se passe-t-il? Demanda Lorenzo, inquiet.

Ignorant la question, le noble désigna deux gardes.

- Immobilisez la.

Les gardes réagirent immédiatement et réussirent à mettre la louve au sol avant de comprendre ce qu'il venait de se passer. Elle gémit quand un des coudes de ces brutes s'enfonça dans son flan. Lorenzo, lui non plus ne comprenait rien.

- Seigneur Deros, dites moi ce que tout cela signifie. Libérez Éloïse!

-Crois-moi, j'aimerais beaucoup mais c'est impossible. Cette louve possède la marque des Sofferenza sur sa patte. Elle est l'héritage de ce clan maudit.
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Ven 28 Mar - 8:53

- Non, ce n'est pas possible, vous devez faire erreur mon seigneur.

Lorenzo tremblait de tous ses membres. Il ne voulait pas croire, il refusait de croire ce qu'il avait entendu.

- Si tu doutes, vérifie par toi-même.

Le garçon se tourna vers la louve qui, étouffée par les gardes qui s'étaient littéralement jetés sur elle, avait été incapable de faire le moindre geste. Il s'accroupit près d'elle et poussa ses collègues.

- Arrêtez! Vous voyez que vous lui faites mal.

Il prit ensuite la patte de la louve délicatement et regarda. Éloïse ne put s’empêcher d'y jeter un coup d’œil elle aussi. Sur sa patte se trouvait une petite marque en forme de Y, marque qu'elle avait toujours eu, qu'elle avait considéré comme une tache de naissance. Elle avait aimée la précision avec laquelle la marque s'était inscrite mais à présent, elle lui faisait horreur. Elle regarda son humain, complètement désespérée. Elle essaya de lui expliquer, de lui parler.
" Je ne voulais pas, je suis désolée, je n'ai jamais voulu..."
Mais les larmes coulèrent sur le visage du garçon. Mais une étincelle d'espoir apparut sur son visage.

- Mais, en tuant Athros Sofferenza, Éloïse sera libre, elle ne pourra pas devenir un monstre.

Le seigneur Deros secoua la tête, un air navré sur le visage. Il s’apprêtait à ajouter quelque chose quand une voix mielleuse et cruelle retenti dans la salle.

- Je t'ai enfin retrouvé...

Éloïse se mis à trembler de façon frénétique en entendant cette voix. Des souvenirs remplis de douleur et de terreur revinrent en elle. "Non, ce ne peut pas être lui"

- Allons ma fille, on ne veut pas regarder son père? Retourne toi et regarde moi.

Son pouvoir! Non, elle ne voulait pas, elle essayait de résister mais elle finit par succomber au pouvoir de ce noble et regarda les yeux écarlates d'Athros Sofferenza, le noble maudit qui avait voulut contrôler les loups pour son plaisir. Il n'avait pas changé. Il était toujours aussi beau. Mais une de ses longues mèches noires qui cachaient une partie de son visage s'envola et une trace de brûlure apparut. Elle recouvrait son œil droit. Cela le rendait plus attirant encore mais aussi plus effrayant.  Quand il vit le visage terrorisé de la jeune louve, un sourire de requin apparut sur son visage.
Mais il n'eut as le loisir de parler, car Lorenzo se jeta sur le jeune noble, une épée fine et incurvée en main. D'un coup de pied, Athros repoussa le jeune homme mais en poussant un cri de rage, ce dernier reparti à l'assaut. Le sourire d'Athros disparut et ses sourcils se froncèrent d'agacement. Éloïse entendit dans son esprit:

" Protège ton maître"

Son corps répondit automatiquement à l'appel d'Athros et se mit entre Lorenzo et lui. Le jeune humain s'arrêta immédiatement et regarda la louve avec incompréhension. Éloïse lui renvoya un regard baigné de larmes et articula silencieusement "Je n'ai pas le choix, il m'oblige à le faire". Le sourire cruel réapparut sur le visage d'Athros et il ordonna à sa "marionnette" de se retourner.

- Maintenant que je suis sûr que cet humain ne te fera rien, je peux commencer. Ma fille, ma Silverna bien aimée...

Lorenzo, Deros et Éloïse écarquillèrent les yeux d'incompréhension. Le sourire du jeune homme s'agrandit et appuya sur le joyaux de sa chevalière. Éloïse sentit immédiatement une vague de haine et de sauvagerie se déverser en elle. La louve hurla comme si tout son être était réduit à un tas de cendre. Elle essaya de s'accrocher à quelque chose, n'importe quoi, mais elle finit par être engloutie par cette vague haineuse et il ne resta que deux choses dans son corps: une envie de tuer et une volonté infaillible d'obédience envers son maître et créateur, Athros Sofferenza.
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Dim 30 Mar - 12:26

Pour des besoins évidents, pour continuer l'histoire, nous prendrons le point de vue de Lorenzo pour le ou les deux prochains chapitres. la suite très prochainement^^
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Lun 31 Mar - 14:49

Éloïse hurla au moment ou le joyau sur la chevalière d'Athros Sofferenza se mit à briller. Elle tomba à genoux et son apparence commença à changer. Ses cheveux poussèrent et s'assombrirent pour devenir aussi noirs que les plumes d'un corbeau. Ses yeux turquoises devinrent écarlates et ses ongles se transformèrent en griffes noires et acérées. Une fois la transformation terminée, la jeune femme cessa ses hurlements. Elle se redressa et regarda la salle d'un regard vide.
La stupéfaction, la peur et le désespoir paralysaient Lorenzo tel des chaînes et le maintenaient en état de transe. Pourquoi elle? Elle était tout sauf dangereuse et diabolique, voilà ce qu'il avait pensé la première fois qu'il l'avait vu. Il avait immédiatement été attiré par elle, par ses cheveux clairs évoquant des fils d'argent, ses yeux turquoises brillants ou on pouvait y lire une détermination farouche mais aussi une grande douceur et une solitude à faire pleurer. Alors que ses semblables avaient été rebuté par son caractère étrange, lui avait ressentit une curiosité et son attirance pour elle avait augmenté. Il voulait la protéger, la faire sourire, la rendre heureuse. Mais pour le malheur de la louve aussi bien que du sien, elle était l'arme la plus dangereuse qui pouvait exister. Et elle était entre les mais d'un noble psychopathe qui voulait dominer le monde.
Le seigneur Deros, lui, agit sur-le-champ.

- Éliminez les! Ordonna-t-il à ses soldats qui n'hésitèrent pas à foncer sur la louve.

Mais ils ignoraient qui ils allaient affronter. La seule et unique chose qui permit à Lorenzo de survivre à cette première vague fut juste son inactivité face au carnage qui allait avoir lieu.
Athros Sofferenza, en voyant la quinzaine de soldats qui fonçaient sur eux, sourit de toutes ses dents. Il ne murmura que deux mots:

- Tues-les.

La louve réagit immédiatement. Elle se précipita sur le premier soldat du groupe et d'un coup de griffe, lui trancha la gorge. Le second eut la nuque brisée. L’héritage des Soffrenza esquivait les balles, les coups d’épées, les flèches et éliminait d'un coup, un seul, chaque homme qui parvenait à sa portée. Elle parvint même à arrêter une flèche à mains nues et la renvoya à son expéditeur qui la prit pile entre ses deux yeux. Le combat se termina en trois minutes. L'arme d'Athros n'avait aucune blessure et tous les soldats étaient morts. Il ne restait dans la salle que la louve, le seigneur Deros, Athros et Lorenzo qui, suite à ce macabre spectacle, demeura immobile, les larmes aux yeux.
Athros éclata de rire suite à cette victoire. Son arme secoua légèrement la tête, comme s'il n'aimait pas le son qui sortait de a bouche de son maître mais garda un air relativement éteint. C'était une machine, rien de plus.
Suite à son éclat, Athros s'approcha du seigneur Deros qui, malgré la cuisante défaite qu'il venait d'essuyer, gardait la tête haute.

- Tu fais le fier n'est-ce pas Deros? N'as-tu pas encore compris qui est réellement ma création?

- Je n'en sais rien et peut importe qui elle est réellement. C'était une personne juste et honorable que tu as transformé en machine à tuer sans âme. Je te souhaite de brûler en enfer pour cela.

- Voyons Deros, tu vois bien que j'ai déjà brûlé. Et tu te trompes sur ma perfection. Qui elle est en réalité a toute son importance. Enfin, si tu ne l'as pas reconnu, ce n'est pas mon problème.

- Et qui serait cette pauvre louve alors? Demanda Lorenzo qui était enfin sortit de sa transe et s'était
placé entre le seigneur Deros et Athros.

Il avait dégainé une autre épée, plus large que la première mais tout aussi légère pour qu'il puisse tenir les deux lames dans chacune de ses mains.
Un éclair de colère s’immisça dans les yeux du jeune noble mais il répondit du même ton enjoué et mielleux:

-Mais voyons, je vous l'ai dis. Ma création n'est personne d'autre que ta fille Silverna mon cher Deros.
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Mar 1 Avr - 12:49

Suite à cette révélation, Lorenzo et Deros restèrent figés sous la surprise. Athros en profita.

- Tues ton père ma bien aimée. Tues le.

L'arme réagit au quart de tour. Elle bondit, griffes en avant vers le vieux noble. Mais l’héritage fut déviée de son but car une lame para son coup de justesse et il fut repoussé. Lorenzo haletait. Il avait mit toute sa force pour bloquer son attaque et il savait que ce ne serait pas suffisant. L'arme d'Athros regarda le jeune humain un instant et pendant un centième de seconde, le jeune homme vit une étincelle de vie briller dans ses yeux écarlates. " Elle est encore là" pensa-t-il avec espoir. " Je dois la faire revenir." Se conformant dans cette idée, il se mit en position de combat et brandissa ses deux épées, une pour bloquer les attaques, l'autre pour les infliger. L'arme, elle, ne savait qui faire, elle demeurait immobile, attendant les ordres de son maître. Enfin, Athros, lui, bouillonnait de rage.

- Détruis moi cette vermine! Rien ne doit se mettre en travers de mon chemin, PERSONNE!!!

L’héritage agit immédiatement. Elle se jeta sur le jeune homme et enchaîna les coups pour le tuer mais Lorenzo possédait un don. Il était capable de prévoir les mouvements de son adversaire après l'avoir vu combattre. Il esquivait ses assauts et les repoussaient mais il était incapable de faire ce qu'elle faisait, incapable de lui asséner un coup et puis, ce n'était pas son but. Il voulait gagner du temps pour que sa louve puisse reprendre le contrôle de son corps. Espérant une réaction, Lorenzo, malgré sa fatigue, essaya de la raisonner par la parole.

- Éloïse, reprends-toi. C'est moi, c'est Lorenzo. Tu m'avait promis qu'o irait au Rakuen ensemble, tu t'en souviens?

L'arme cligna les yeux de surprise et parut hésiter un instant mais elle recommença bien vite ses attaques.

- Je t'en conjure, Éloïse, lutte, je sais que tu en es capable. Tu es forte, tu n'es pas une arme. L'idée même te dégoûtait.

Cette fois, l'arme mit une main sur sa tête, ferma les yeux et parut combattre à l'intérieur d'elle même. Elle secoua son visage. Mais lorsqu'elle rouvrit les yeux, on pouvait y lire de la colère.

- N-n-noon! cria-t-elle en donnant un coup dans l'estomac de Lorenzo qui lui vida les poumons.
Il s'écrasa contre le mur et poussa un cri de douleur.
L'arme le souleva d'une mains contre le mur et le regarda avec une sauvagerie sans borne. Elle leva son autre main pour l'achever mais le garçon murmura:

- Éloïse, je t'aime.

Mais le jeune homme vit la main griffue s'abattre sur lui à toute vitesse, prête à lui ôter la vie...
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Mar 1 Avr - 15:29

- Hé! Réveilles-toi. Allez grosse feignasse bouge tes fesses... Bon tu l'auras voulu.

Une énorme quantité d'eau glaciale s'abattit sur Éloïse qui s'éveilla brusquement et se redressa tout aussi vite.

- Eh bien, pas trop tôt. On peut dire que t'as le sommeil lourd.

La jeune fille se tourna et vit un garçon, un énorme seau dans une de ses mains. Comprenant d'ou venant l'eau qui l'avait réveillée, Elle montra les dents et grogna sur le garçon. Celui-ci était grand, mince, assez baraqué, la peau couleur caramel avec une grosse cicatrice en forme de croix sur le torse et des cheveux aussi gris qu'elle. Il était entièrement vêtu de cuir noir. " Il est plutôt mignon" pensa-t-elle sans le vouloir. "Le plus mignon, c'est Lorenzo d'abord".
Lorenzo!! Oh non! Elle se releva, complètement horrifiée et le chercha des yeux. Mais il n'était nulle part. En fait, elle ne se trouvait plus dans le palais du seigneur Deros. Elle était au sommet d'une petite colline verdoyante qui donnait une vue sur une grande pleine verte pleine d'arbres fruitiers, de champs de fleurs de toutes les couleurs tellement vives que George le paysagiste en aurait été jaloux, un grand lac, des centaines d'animaux de toutes sortes qui se côtoyaient en parfaite harmonie et des petits campements d'humains à la peau rouge.

- Ou suis-je? Demanda-t-elle en admirant la beauté du paysage et en partageant la paix qui s'en dégageait.

- Tu es en train d'admirer la vision que tu as du Rakuen ma grande, répondit le garçon.

Éloïse se retourna. Le garçon était à côté d'elle et regardait une plateforme différent des autres. Elle ressemblait à une estrade de spectacle et à l'instant ou elle la remarqua, une mélodie et des voix familières se firent entendre

-one man at the window
one girl at the bar
saw that look of recognition
when they know just who you are
i seen you on the tv
i seen you on that show
you make the people crazy
and then you let them go

before the show we calm them
we sympathise, we care
and the hostile folk we keep apart
'til the red light says 'on air'
did you see our leather lovers
all tied up to the chair
did you catch those child molesters
no one else goes there

what a show, the barry williams show
what a show,
dysfunctional excess
is all it took for my success
the greater pain that they endure
the more you know the show will scored
it's showtime


C'était une chanson de son frère Harry! Elle le voyait, il était avec toute sa famille en train de donner un concert. Des loups, des humains écoutaient le concerts en dansant, enthousiasmés.
Éloïse allait descendre de la colline pour les rejoindre mais le garçon lui retint le bras. Frustrée par ce garçon insupportable qui l’empêchait d'atteindre sa famille, elle allait le frapper mais le garçon la devança.

- Tu ne peux pas y aller. Ce n'est qu'une vision tu te rappelles? Et puis, tu abandonnerais ton âme sœur à la vengeance glaciale d'Athros Sofferenza?

- On peux savoir qui tu es pour que tu me donnes des leçons sur ce que je dois faire ou non?

Le garçon la regarda avec un petit air de satisfaction mais il demeurait relativement neutre.

- Mon nom est Tsume. Je suis un des loups qui a pu atteindre le Rakuen.

Éloïse demeura muette de surprise et Tsume en profita pour la ramener au sommet de la colline.

- Comment as-tu fais?

Ce fut la première chose qui réussirent à franchir ses lèvres.

- J'ai rejoins une meute menée par un loup blanc comme la neige, Kiba, et avec d'autres loups, on a trouvé une fille fleur, qui nous a menés tout droit au Rakuen.

- Est-ce que ma famille est heureuse?

Tsume hésita un peu avant de répondre.

- Elle l'est mais ils ne connaissent pas le bonheur complet. Il leur manque quelqu'un. Et c'est pour ça que je suis là. Je vais t'aider à trouver le Rakuen mais pour cela je vais devoir te saouler avec une histoire aussi longue que chiante, normal, c'est la tienne.

Éloïse intériorisa sa colère et son envie de frapper le loup et s'assit dans l'herbe verte et écouta ce que le garçon avait à dire. "Mon histoire..."
Tsume sourit légèrement et commença son récit.
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Jeu 3 Avr - 22:14

- Il était une fois, dans une ville du nom d'Arcadia, une jeune noble fille du seigneur de la partie Ouest de cette spendide cité. Cette jeune femme se nommait Silverna. Son père, le seigneur Deros était un noble juste et généreux. Il ne désirait pas, comme ses semblables, trouver le Rakuen pour se l'apropier, il voulait juste gouverner son peuple de la façon la plus juste possible, sa fille adorée à ses côtés. Silverna reçut une éducation exemplaire. Elle était généreuse, respectueuse envers les personnes qui l'entouraient et prête pour devenir une noble aussi admirable que son père. Malheureusement, un noble du nom d'Athros Sofferenza tomba amoureux d'elle et voulut l'épouser. La jeune noble refusa du mieux qu'elle put mais Athros était un fou. Il décida de faire de Silverna sa propriété, son instrument. Il la kidnappa le soir de ses 19 ans. Il effectua des expériences toutes plus cruelles et douloureuses les unes que les autres et ce qui devait arriver arriva. Athros réussit à détruire sa mémoire et fit d'elle une louve. Le but de ce fou fut alors de dompter cette nouvelle louve pour la contrôler mais il ne put terminer le processus car le seigneur Deros, en représailles de l'enlèvement et su soi disant meurtre de sa fille, a attaqué le château d'Athros  et l'a réduit de la carte. La jeune louve fut sauvée in extremis par un humain qui l'appela Eloïse et l'accueillit comme sa sœur.

Ma meute et moi devions trouver un élu chacun pour qu'ils puissent atteindre le Rakuen. Kiba a choisit me meneur, Hige l'éclaireur, Toboe le soigneur, moi, je devais trouver un traqueur et un défenseur. Et je t'ai choisit comme défenseur. Tu as obtenu des pouvoirs qui doivent te permettre de  protéger les autres élus. Le traqueur est celui qui doit réunir les élus en une meute pour qu'ils puissent trouver le paradis. Ton but est de chasser Athros Sofferenza de ta vie, faire en sorte que ton copain devienne un loup car il sera le traqueur. Après cela, tu devras trouver une meute menée par un loup au pelage tricolore. C'est cette meute qui te permettra de retrouver ta famille et le bonheur avec ton musicien de copain. J'espère que t'as compris parce que je n'aime pas me répéter. Bon, tu va me répéter ce que tu vas devoir faire pour être sûr que tu ne vas rien oublier, clair?



HRP: Si ce que j'ai fait n'est pas acceptable, dites-le moi, je changerai sur-le-champ. En tout cas, j'espère que ça plaira et que ça ne hurlera pas ( surtout sur la partie élue...)
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Jeu 8 Mai - 22:03

Éloïse avait la gorge sèche, elle n'arrivait plus à penser, elle n'arrivait plus à réfléchir. La seule chose qui lui venait à l'esprit était un sentiment de dégoût envers elle-même.

" Je ne peux pas être une élue, je ne suis qu'un monstre, une aberration, une erreur de la nature. Je ne mérite que la mort".

Des larmes amères coulaient sur son visage. Elle avait essayé de tuer l'homme qu'elle aimait et son propre père. Comment pouvait-elle encore être considérée comme une personne? Elle ne savait plus ou elle en était, elle en devenait folle.
Soudain, deux mains puissantes agrippèrent ses épaules et elle fut secouée comme un pommier pendant plusieurs minutes. Quand les mains la lâchèrent, la voix de Tsume se fit entendre.

- Eh! Secoue-toi les miches. Je te rappelle que je t'ai posé une question et que tu as du pain sur
la planche.

Lui retournant un regard noir, La jeune louve se releva et fit face au garçon aux yeux ambrés.

- Comment se fait-il que je sois encore en vie?

- Je te demande pardon?

- Ne te fous pas de ma gueule! Explosa la jeune femme. Je suis tout sauf une louve, je suis un monstre. Je ne mérite pas de vivre et encore moins d'accéder au Rakuen. Alors, si tu veux bien, tues moi qu’on en finisse.

Tsume lui lança un regard furieux mais il ne fit rien. Il resta plusieurs minutes sans rien dire, puis murmura :

- Tu te crois à ce point mauvaise ?

- Et comment veux-tu que je puisse imaginer autre chose après ce que tu as dis ? Je suis une abomination, je ne peux pas être une élue et encore moins une personne dotée d’une âme.

Le garçon soupira et toute trace de moquerie disparut de son visage.

- C’est justement parce que tu penses cela que tu es quelqu’un de bien et que tu mérites d’accéder au paradis. Le fait que tu étais une noble avant de devenir une louve ne change rien. Ce n’est pas toi qui t’es infligée ça, tu l’as subie. De plus, c’est mon choix. J’ai fait de toi une élue car je te vois réellement. Si tu n’aimes pas mon choix, c’est trop tard, ce qui est fait est fait. Plutôt que te morfondre comme une gamine, tu dois agir. Je te rappelle que ton âme sœur est en danger.

La jeune louve sursauta. Lorenzo ! Elle fut tentée de céder au désespoir, mais les paroles de Tsume l’avaient rassurée. Elle se tourna vers le garçon et attendit calmement ce qu’elle devait faire. Tsume lui sourit et elle put lire dans ses yeux une certaine fierté.

- Quelles sont mes capacités ? Demanda la jeune louve d’une voix neutre, ou ne perçait aucune émotion.

- Tu es capable de créer des illusions et tu peux invoquer des armes pour défendre la meute dont tu feras partie. Je te l’ai dit, tu es l’élue qui défendra la meute qui se rendra au Rakuen et ainsi, tu y auras accès toi aussi.

Eloïse hocha la tête. Tsume sourit doucement et mit une main sur l’épaule de l’ancienne noble et lui murmura d’un air solennel

- J’espère que tu réussiras.

Après, tout devint noir. Tsume, la colline, le ciel bleu, la vallée, tout disparut. Eloïse se retrouva engluée dans une sorte d’eau glacée mais elle ne voyait rien. Elle chercha dans tous les sens une source de lumière quelque part mais il n’y avait rien auquel elle pouvait se raccrocher. Quand elle entendit une voix :

« Eloïse, je t’aime… »

C’était la voix de Lorenzo ! Aussitôt, un rai de lumière apparut devant elle. Eloïse se précipita vers cette source d’espoir malgré la substance qui lui collait au corps et qui entravait ses mouvements. Elle n’était plus qu’à quelques centimètres. Désespérée, elle tendit sa main et passa dans la lumière…
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Lun 26 Mai - 12:52

Lorenzo avait fermé les yeux. Il ne voulait pas se voir mourir, le visage de sa belle Eloïse massacré par la contrôle d’Athros Sofferenza. Il savait que sa mort allait être rapide. Mais à sa grande surprise, plusieurs secondes passèrent sans que la mort ne vienne le prendre. Il ouvrit les yeux et vit avec stupeur que la main grifue de l'arme des Sofferenza s'était immobilisée. Les griffes frolaient son visage sans bouger. L'arme, elle, avait la tête baissée, aussi Lorenzo ne put voir son visage. Le jeune homme entendit la voix furieuse d'Athros Sofferenza hurler sa colère envers son outil qui ne réagissait plus.

- Silverna! Réagis. Je t'ordonne de tuer cette vermine, tu m'entends? Tu m'appartiens, obéis moi!

Mais il n'avait rien à faire, l'arme ne bougeait plus. Lorenzo osa caresser la joue de la créature qu'était devenue Eloïse du bout des doigts. Aussitôt, l'arme se mit à trembler. Elle lâcha le jeune homme qui se dépêcha de rejoindre le seigneur Deros qui n'avait pas bougé d'un pouce, le regard horrifié par ce que le jeune noble psychopathe avait révélé.
L'arme fut secoué de spasmes de plus en plus violents. Prenant sa tête dans ses mains, elle hurla de douleur et de rage. AU début, à part les convulsions de la créature, Lorenzo ne remarqua rien. Puis, il aperçut que les cheveux noirs corbeau de l'arme s'éclaircissaient pour reprendre leur couleur argenté. Les griffes disparurent également. Enfin, les convulsions cessèrent. L'arme esquissa un pas et s’effondra sur le sol. Lorenzo régit d'instinct. Il se précipita sur la jeune femme, osant espérer. Il prit l'arme dans ses bras.

- Eloïse, dis-moi que c'est toi. Je t'en prie. C'est moi, c'est Lorenzo. Eloïse... ne cessa de répéter le jeune homme les larmes aux yeux.

L'arme entrouvrit les yeux azur et à l'instant ou elle posa les yeux sur l'humain, son regard s'emplit de larmes.

- Renzo...

C'était elle! Elle avait réussi à vaincre le contrôle d'Athros Sofferenza! Lorenzo était si soulagé qu'il serra sa louve contre lui.

- Tout va bien, je te le jure. Jamais on ne te refera une chose pareille, j'en fais le serment.

Eloïse pleurait également. Elle se serra contre Lorenzo de toutes ses forces en hoquetant:

- Je suis tellement désolée. Je ne voulais pas...

Les deux âme-sœur ne se souciaient plus de ce qui les entouraient. Ils revinrent à la réalité quand le seigneur Deors bloqua le coup de couteau qu'Athros allait porter à Lorenzo.
Les yeux du jeune noble étaient remplis de colère, d'incompréhension et de haine.

- Silverna! Tu m'appartiens, tu ne peux pas te révolter contre moi, c'est impossible!

Eloïse se tendit en entendant la voix du noble qui l'avait fait tant souffrir. Elle se sépara doucement de Lorenzo, se releva et s'approcha d'Athros. Puis, sans crier gare, elle gifla le noble de toutes ses forces. Le choc fit chuter le jeune noble qui toucha sa joue rouge. Il ne comprenait pas ce qu'il venait de se passer.

- Je n'ai jamais été à toi, déclara la louve d'une voix calme. Je n'ai jamais été ton arme, ta chose. J'ai cru que tu avais détruit ma vie. Je me suis trompée. Tu as tué Silverna et tu as crée autre chose. Cette chose aurait pu devenir ton arme mais une famille humaine l'a recueilli et sans le savoir, ont crée à leur tour Eloïse Harrison. Je suis Eloïse Harrison, dernière survivante de cette famille de musiciens au cœur d'or. Tu aurais pu faire de moi un monstre mais c'est trop tard maintenant. Ton arme est morte, fais toi une raison et disparaît de mon existence.

Après avoir dit ces mots, Eloïse s’effondra, à bout de force...
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Lun 26 Mai - 15:56

Une lumière vive fit cligner des yeux Éloïse.

- Mmmmh. Non, je veux pas me lever. Non Harry n'insiste pas.

- Euh, Éloïse, moi c'est Lorenzo mais si tu veux m'appeler Harry...

La jeune louve se redressa vivement. Le jeune homme la regardait d'un œil amusé. Pendant que ses joues devenaient écarlates et qu'elle bafouillait des excuses, elle regarda l'endroit ou elle se trouvait. C'était une chambre richement décorée avec un bureau, une bibliothèque, un lit confortable, un fauteuil et une armoire. Le thème de la décoration devait être le ciel car le plafond était blanc, les murs bleus et le sol vert. Ce lieu lui semblait familier mais en même temps étranger.

- Ou suis-je, murmura-t-elle.

- Tu te trouves dans ton ancienne chambre, répondit son humain. Le seigneur Deros, enfin, ton père, l'avait laissé dans l'état même ou elle se trouvait quand tu as été enlevée.

- Athros! Ou est-il?

- Calme toi. Tout va bien. Athros es en prison. Son exécution est prévue pour bientôt. Ton père n'à eut aucune clémence à son égard.

- Renzo, s'il te plait. Silverna est morte. Athros l'a tuée et m'à crée à la place. Deros n'est pas mon père. Mon père se nommait Dhani Harrison et il est mort dans un incendie il y a plusieurs lunes.

Lorenzo acquiesça mais son regard s’obscurcit légèrement.

- Je sais mais essaye de le comprendre. Il a crut pendant longtemps que sa fille avait été tuée. Et voilà qu'il apprend que tu es sa fille qui à subit les expériences malsaine d'un noble tordu et que ce noble à fait de toi une louve dont il voulait se servir comme une arme...

- Je comprends...

La louve s'assit sur le lit et réfléchit un petit moment.

- Que va-t-il m'arriver maintenant?

- Tu es libre. C'est plutôt à toi de décider ce qui va t'arriver. Que vas-tu faire?

Eloïse lança un regard à Lorenzo.

- Je vais partir à la recherche du Rakuen.

Lorenzo sourit.

- Dans ce cas, je vais t'accompagner.

- Alors tu étais sérieux? Tu veux vraiment devenir un loup et partir avec moi à la recherche du Rakuen?

- Je n'ai jamais été aussi sérieux de toute ma vie.

Les larmes aux yeux, Éloïse sauta de joie et se jeta sur le jeune humain sous forme lupine et lui lécha le visage.

- Hé. Pas tout de suite, je suis pas encore un loup, protesta en riant le jeune humain. Ma transformation devait avoir lieu quand tu te réveillerais. Maintenant que c'est le cas, on va aller retrouver le seigneur Deros. Allez viens, termina-t-il en tendant sa main vers Eloïse, qui la prit en riant.
Ils ne cessèrent de rire et de s'embrasser en se rendant à la salle d'entretien avec Deros.
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Sam 7 Juin - 13:24

Éloïse s'était attendue à ce que Lorenzo la conduide dans la salle ou tout s'était déroulé mais ce ne fut pas le cas. Le jeune homme la conduisit dan une pièce ressemblant à un laboratoire, avec des tonnes de bécher, de tubes à essais remplis de substances de toutes les couleurs. Le seigneur Deros avait mit une blouse blanche et de grosses lunettes qui agrandissaient ses yeux de manière comique. Dès que le vieux noble s'aperçut de leur puissance, son visage s'étira d'un long sourire. Il les rejoignit aussitôt et emprisonna la louve dans une étreinte à couper le souffle " Bon sang, il est robuste le vieux" pensa Éloïse. Mais elle ne tenta pas de se libérer. Après tout, elle était tout ce qu'il restait de sa fille Silverna...

- Alors tu es enfin réveillée, dit-ilau bout d'un moment. Tu sais que tu nous as inquiété? Tu as dormi jours non stop.

- Non! à ce point?

Les deux hommes éclatèrent de rire. Mais Deros cessa bien vite son hilarité.

- Alors tu vas vraiment quitter Arcadia?

La jeune louve hocha la tête.

- Je ne peux rester même si je suis tentée mon seigneur. J'ai une quête à remplir et je ne trouverais la paix que lorsque je l'aurais accomplit.

deros sembla peiné mais finit par acquiescer, il avait compris.

- Je ne vais pas t’empêcher de faire ce que tu veux. Je veux juste que tu saches que les portes d'Arcadia te seront toujours ouvertes ainsi que ma maison et que, même si tu croies le contraire, tu es encore Silverna. Athros à eu beau tout tenter, il ne pouvait pas te détruire entièrement.

Incapable de répondre, Éloïse hocha la tête, les larmes aux yeux. Elle était fière de l'homme qu'était Deros et jamais elle ne l'oublierait. Mais ce fut Lorenzo qui coupa net ce moment mais bien sûr, elle fut incapable de lui en vouloir.

- Seigneur Deros, avez-vous terminé la préparation?

- Oui, elle est terminée. Mais je te le répète, es-tu vraiment sûr de vouloir faire ça? La
transformation sera très douloureuse, tu peux même y laisser ta vie.

Lorenzo sourit aussi bien à sa louve qu'au seigneur Deros.

- Rien ne fera reculer. J'ai prit ma décision.

- Très bien. Alors commençons.
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Dim 8 Juin - 17:02

Le jeune humain s'installa sur une chaise et patienta. Le seigneur Deros prit une fiole et lui demanda de la boire.

- C'est la formule miracle? Demanda Eloïse, curieuse et, un peu inquiète.

Deros sourit ironiquement.

- Non, ce n'est qu'un anti-douleur basique, même si je sais que c'est inutile, je pense quand même lui épargner quelques souffrances. La formule est là, dit-il en montrant une seringue contenant un produit blanc sans odeur.

Malgré tout, Eloïse se sentit liée à ce qu'il y avait dans cette seringue. " De l'ADN de loup" pensa-t-elle.
Deros s'approcha de Lorenzo qui avait bu toute la fiole précédente, fit ressortir une veine de son bras, le piqua et injecta le produit. Le seigneur Deros eut tout juste le temps de retirer la seringue que le jeune homme commença à se tordre de douleur. Son front luisait de sueur et il serrait les dents. " Il ne veut pas crier". Eloïse se précipita vers son humain adoré et lui prit la main. Lorenzo la serra aussitôt avec une force inouïe.

- Renzo! Je t'en supplie, tiens le coup. On doit aller au Rakuen ensemble, je t'interdit de mourir maintenant tu m'entends?

- Eloïse...

Renzo avait le souffle court et ses paroles étaient proches du murmure mais la jeune louve les entendait.

- Je... ne veux... pas mourir... pas sans avoir... trouvé le rakuen... avec...toi... On sera...toujours
ensemble?

Les larmes aux yeux, Eloïse ne put que hocher la tête.

- Je ne vivre qu'avec toi Renzo, qu'avec toi.

Malgré la douleur qu'il devait éprouver, Lorenzo sourit et se détendit. Sa transformation s'accéléra aussitôt. Une fourrure noire le recouvrit, un museau prit la place de son nez, une queue lui poussa...
Bientôt, il devint un magnifique loup noir avec une petite tâche grise sur une de ses oreilles qui dormait paisiblement. émerveillée, Eloïse caressa le pelage d'ébène de son âme-sœur. "Il l'a fait! Pour moi! Il est devenu un loup."

- Mon renzo... murmura-t-elle en se transformant et en se couchant près de lui.

Au moment ou elle lui lécha le bout du museau, le nouveau loup ouvrit les yeux et regarda la louve argentée de son regard noisette.
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MessageSujet: Re: Un passé lourd, très lourd à supporter...   Mar 10 Juin - 19:20

Eloïse sourit tristement. Arcadia semble déjà lointaine, un point blanc à travers un paysage verdoyant. Lorenzo conduit vite, mais avec suffisamment de sûreté pour ne pas avoir d'accident. Ils sont tous les deux en route pour trouver la meute qui les amènerait au Rakuen. Juste après la transformation de son jeune humain en loup, les préparatifs de leur départ avaient commencés. Le seigneur Deros leur avait fourni une camionnette, des vivres pour deux mois, des gourdes d'eau, des bâches pour protéger leur affaires de la pluie et du vent, des allumettes, deux ou trois réchauds et des sac de couchage.

Il avait fallu attendre trois jours pour que son Renzo puisse se remettre de sa transformation, un jour pour tout charger et puis, avant de partir vers sa quête, eloïse discuta d'un projet de concert avec son "père" et Lorenzo.

Ce fut au cours de cette discussion que la jeune louve découvrit le nom de famille de son compagnon. En même temps, elle aurait pu s'en douter en regardant plus attentivement son visage.
"Lorenzo McCartney, le destin nous réserves bien des surprises".

Bref, le concert en question eut lieu la veille de leur départ de la cité. Eloïse à la guitare, Lorenzo à la basse et Deros à la batterie. Ce fut un grand succès et pour terminer le concert, Eloïse interpréta la mélodie qui lui était venue à l'esprit en entrant dan cette cité en compagnie du loup métallique Whiplash. Elle ignorait si il l'avait entendu mais elle espéra que oui. Cette chanson était un hommage pour lui et un message d'amitié. Peu importe ce qui pourrait arriver, lui et elle resterait amis. La chanson s'intitulait "Marlowe".

Eloïse retourna une dernière fois vers Arcadia et murmura:

- J'espère que tu retrouveras ton amie et qu'on se reverra... Bonne chance Whiplash...



HRP: Voilà! C'est fini!! Happo et Linxya j'arrive! Dites moi quand je peux vous rejoindre si ce n'est tout de suite.
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